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Doigts et décoche (suite)
Les doigts ne sont jamais positionnés au hasard. Ceux de la main d'arc doivent être le plus relâchés possibles. Il ne doivent pas agripper la poignée sous peine de provoquer des mouvements involontaires sur l'arc lors de la décoche. S'ils n'agrippent pas la poignée mais sont tout de même crispés, cela signifie que toute la main est crispée. Il peut en résulter les mêmes inconvénients que si la poignée est agrippée. Une dragonne de doigts peut induire une crispation dans les doigts. Il faudra éviter son utilisation si la maîtrise du relâchement des doigts n'est pas acquise. Dans ce cas, la dragonne de poignet est mieux indiquée. Il y a un autre avantage, souvent non soupçonné, à relâcher ses doigts de la main d'arc : par symétrie, le corps tendra à appliquer la même décontraction sur les doigts de la main de corde ; il sera donc d'autant plus aisé de relâcher les doigts de la main de corde lors de la décoche de la flèche.
La position des doigts sur la corde peut varier d'un individu à l'autre. Dans tous les cas, il est fortement souhaitable que la corde soit bien calée dans le creux formé par la première phalange.
Ci-dessus, on observe trois alignements différents doigts-poignet :
1 : il sagit d'un alignement communément adopté où l'encoche de la flèche est dans l'alignement avec le poignet. Le doigt du milieu est très crocheté et l'annulaire a souvent peu de prise sur la corde. Il faut donc veiller (comme c'est le cas sur la photo 1) à avoir une bonne prise à force égale entre l'index et l'annulaire. 2 : cet alignement est loin d'être parfait car il passe par le majeur et non l'encoche. L'annulaire est là plus sollicité que l'index. Le remède est de rétablir l'équilibre des pressions de la corde sur les doigts comme en 1. 3 : cet alignement est le meilleur, la pression sur la corde étant également répartie sur l'index et l'annulaire.